Pourquoi AUX 2 TABLES? parce que l'homme ne vit pas que de pain....
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dimanche 8 mars 2020

Son visage devint brillant comme le soleil.

La Transfiguration: Sœur Nathalie (Carmel St Joseph, Liban)

ÉVANGILE - selon saint Matthieu 17, 1-9

En ce temps-là,
1 Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,
et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
2 Il fut transfiguré devant eux ;
son visage devint brillant comme le soleil,
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
3 Voici que leur apparurent Moïse et Élie,
qui s’entretenaient avec lui.
4 Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :
« Seigneur, il est bon que nous soyons ici !
Si tu le veux,
je vais dresser ici trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
5 Il parlait encore,
lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,
et voici que, de la nuée, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le ! »
6 Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre
et furent saisis d’une grande crainte.
7 Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :
« Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
8 Levant les yeux,
ils ne virent plus personne,
sinon lui, Jésus, seul.
9 En descendant de la montagne,
Jésus leur donna cet ordre :
« Ne parlez de cette vision à personne,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts. »


23 Pierre, Jacques et Jean2.jpg
Sœur Nathalie Carmel St Joseph Liban
Dans un regard émerveillé comme inondé de lumière.
Un regard tout comme celui des parents sur le petit enfant qui dort dans la paix de son sommeil, un regard tout comme celui d'un malade que la souffrance met à part, un regard comme celui prodigieux de l'amour qui s'éveille, un regard étonné qui brise le cercle de l'habitude... un regard qui exprime notre cœur transfiguré. 

Au delà des traits d'un visage se révèle alors l'objet de la tendresse, l'appel à la vie et l'invitation à la reconnaissance. Pur moment de grâce ou la seule apparence se brise pour laisser paraître l'être en sa pleine vérité. 
Moment de grâce pour les disciples Pierre, Jacques et jean reconnaissant alors la vraie nature du Christ.
Ce sont de tels instants qui nous permettent encore aujourd'hui d'accéder à notre humanité, sur ce chemin de carême.
Tous nos efforts, nos renoncements à nous-même dans notre attachement à Dieu sans réserve, n'ont de sens que parce que Jésus nous donne la lumière de la vie. Chaque jour, il nous transfigure ainsi par sa Parole, le Père par la voix, le Fils par l'Homme et l'Esprit-Saint par la nuée lumineuse qui renforce notre si fragile capacité humaine à être en relation avec Dieu.

Ce chemin pascal ne nous mène pas nul part, mais bien vers ce Fils, jésus ressuscité, ce fils donné, ce Fils transfiguré, ce Fils qui nous ressemble et que nous célébrons à chaque Eucharistie. Ainsi fortifiés, illuminés de l'intérieur, nous pourrons vivre les épreuves de la Passion et la mort du christ 
comme un message infini d'Amour du Père pour nous.
Laissons-nous transfigurer par le Christ, pour nous et en nous. Le Seigneur illumine notre regard ce matin et nous rend ainsi capable de voir et d'entendre le Ciel.


Père Lionel Castanier . Paroisse Saint Sauveur . Aix en Provence. Homélie du 2ème Dim de Carême


20 La Transfiguration.jpg
Sœur Nathalie Carmel St Joseph Liban

dimanche 23 février 2020

Aimez vos ennemis!

La gifle Arcabas 1926-2018


ÉVANGILE - selon Saint Matthieu 5,38-48

En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
38 « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
39 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
40 Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
42 À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
43 Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
44 Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
47 Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
48 Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »



Être parfait! Ce ne sera pas facile... et on n'y arrivera pas sans lui!!
Le souci c'est que nous nous en faisons de ne pas pouvoir y parvenir... Le drame c'est que nous nous en voulons de ne pas pouvoir y arriver... Le pire c'est que nous e voulons parfois aux autres et à nous même de ne pas pouvoir le devenir. 

Pour autant l'amour de Dieu ne se mérite pas, sa tendresse ne se monnaye pas à coup de sacrifices, de bonnes actions suivant une grille à "bons points". 

Nous resterons toujours des intermittents de l'amour et parfois même, il faut bien l'avouer, du tabernacle!!
Notre vie oscillera toujours entre joie et tristesse, charité et violence. 

Cependant, bien plus que de bonnes et parfaites réponses, nous avons à offrir une vraie bonne nouvelle. Cette bonne nouvelle qui n'est pas un idéal à atteindre mais bien un long chemin à prendre, une direction à suivre pour dire Notre Seigneur.

Voilà l'espérance qui caractérise les chrétiens. C'est notre "plus", dans un vrai désir d'aimer comme le Père. Non pas dans une perfection morale codée et irréprochable, mais dans un parfois difficile "d'être d'avantage" pour faire de notre violence humaine, une violence d'amour. Le Seigneur ne nous appelle pas à "bien faire" mais à "mieux faire", sur un chemin parsemé de croix qui nous sauvent. 


A chaque fois que vous êtes blessés dites donc: "par les plaies du Christ".
Quand vous souffrez dites: "par les souffrances du Christ".
Quand vous êtes persécutés dites: "pour la gloire de Dieu". 


Apprendre à parler le langage de la croix, pourra alors faire de nous des êtres, si ce n'est parfaits comme le Père, du moins perfectibles.

Père Lionel Castanier. Paroisse Saint Sauver. Aix en Provence 

dimanche 1 avril 2018

J'ai vu la Gloire du Ressuscité!

 

A la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. 
L'Agneau a racheté les brebis ; 
le Christ innocent a réconcilié l'homme pécheur avec le Père. 
La mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux. 
Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.


" Dis-nous, Marie Madeleine, 
qu'as-tu vu en chemin ? 
J'ai vu le sépulcre du Christ vivant, 
j'ai vu la gloire du Ressuscité ! 
J'ai vu les anges, ses témoins, le suaire et les vêtements. 
Le Christ, mon espérance est ressuscité! Il vous précèdera en Galilée. "

Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. 

Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen.

Séquence du jour de Pâques: Victimae paschali Laudes" 

Joyeuse fête de Pâques!


vendredi 30 mars 2018

Vendredi Saint

La Passion du Christ par Gilles Catelin

Lecture  du livre du prophète Isaïe (52, 13 – 53, 12)


Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! 
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? 

Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. 
Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. 
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. 

Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé.

Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. 

Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. 
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Parole du Seigneur!
Gilles Catelin



dimanche 25 mars 2018

Pas de plus grand Amour

Les Rameaux, Icônes copte de Nancy Mikaël (2004)


En ce dimanche des Rameaux et de la Passion je ne donnerai pas d'autre parole que celle-ci: 

"Jean 15,13 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. 14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.…"


 Nous sommes en union de prière et partageons la peine  de la famille, des amis de 
ARNAUD BELTRAME,  
Un officier chrétien héroïque qui a donné sa vie pour en sauver d'autres.


Sans plus de paroles de ma part, je vous livre ici le témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse (Aude), le jour de sa mort, 24 mars 2018. 



"- C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, ND de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.

Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu' « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne."


Père Jean-Baptiste, crmd, Chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'Abbaye de Lagrasse.

La palme du martyre est le symbole de la victoire.


Diocèse de Carcassonne et Narbonne

lundi 19 mars 2018

Je veux voir Dieu!




ÉVANGILE - selon saint Jean 12, 20 - 33

En ce temps-là,
20 Il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
21 Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir Jésus. »
22 Philippe va le dire à André ;
et tous deux vont le dire à Jésus.
23 Alors Jésus leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
24 Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
25 Qui aime sa vie la perd ;
Qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
26 Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.
27 Maintenant, mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
« Père, sauve-moi de cette heure » ?
-Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
28 Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
29 En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
30 Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
31 Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
32 et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
33 Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.



Homélie de feu du Père Dominique Duten
Son site

dimanche 24 décembre 2017

Sois sans crainte Marie



ÉVANGILE - selon saint Luc 1, 26 - 38
26 En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
27 à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
28 L'Ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
29 A cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
30 L'Ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
33 il règnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n'aura pas de fin. »
34 Marie dit à l'Ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
35 L'Ange lui répondit :
« L'Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-haut
te prendra sous son ombre ;
c'est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
36 Or voici que, dans sa vieillesse, Elisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu'on l'appelait « la femme stérile ».
37 Car rien n'est impossible à Dieu. »
38 Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l'Ange la quitta. 






Nous voici arrivés à la veille de Noël; depuis trois semaines, nous préparons nos cœurs à accueillir la venue du Messie dans notre monde et notre joie est grande à l'approche de cet événement!
Nous savons bien hélas que de nombreux pays ne souhaitent pas entendre parler de la venue de notre Sauveur et combattent toutes expressions religieuses et artistiques ayant trait à Noël. 
Même dans notre pays de "libertés" les crèches sont par endroit bannies du paysage public. Comme si encore aujourd'hui, cet enfant nouveau-né faisait peur!
Confions avec amour et ardeur, au cœur de Marie notre maman, ces peuples, ces personnes qui n'ont pas encore eu la grâce de rencontrer "Le Fils du très haut, l'Emmanuel, Dieu avec nous"






Réjouis-Toi, rayonnement de joie, réjouis-Toi, par qui le mal a disparu, réjouis-Toi, Tu relèves Adam de sa chute, réjouis-Toi, par Toi Ève ne pleure plus. 

Réjouis-Toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes, réjouis-Toi, abîme impénétrable, même aux anges, réjouis-Toi, car Tu deviens le trône et le palais du Roi, réjouis-Toi, porteuse de Celui qui porte tout. 

Réjouis-Toi, Étoile annonciatrice du Soleil Levant, réjouis-Toi, par qui Dieu devient petit enfant, réjouis-Toi, car Tu renouvelles toute créature, réjouis-Toi, en Toi nous adorons le Créateur. 

Réjouis-Toi, Mystère de la Sagesse Divine, réjouis-Toi, Foi de ceux qui prient en silence, réjouis-Toi, qui as part aux miracles du Christ, réjouis-Toi, miracle proclamé par les Anges. 

Réjouis-Toi, O Mère du Sauveur, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

Réjouis-Toi, échelle par qui Dieu descendit du Ciel, Réjouis-Toi, Pont conduisant au ciel ceux qui sont sur la terre, réjouis-Toi, Ton enseignement surpasse tout savoir, réjouis-Toi, Tu illumines lesprit des croyants. 

Réjouis-Toi, par qui les cieux se réjouissent avec la terre, réjouis-Toi, par qui la terre jubile avec les cieux, réjouis-Toi, bouche fermée des apôtres, réjouis-Toi, fermeté des témoins du Christ. 

Réjouis-Toi, qui rends inébranlable notre foi, réjouis-Toi, qui sais la splendeur de la grâce, réjouis-Toi, par qui lenfer est dépouillé , réjouis-Toi, qui nous revêts de gloire. 

Réjouis-Toi, Mère de la Lumière sans déclin, réjouis-Toi, Aurore du jour véritable, réjouis-Toi qui illumine le mystère de la Trinité, réjouis-Toi, Allégresse de toutes les générations. 

Réjouis-Toi, Marie comblée de grâce. Alléluia, Alléluia, Alléluia. 

Réjouis-Toi, Mère de lAgneau et du Pasteur, réjouis-Toi, Bergerie de lunique troupeau, réjouis-Toi, qui nous libères des œuvres de ténèbres, réjouis-Toi, Tu nous ouvres les portes du Paradis. 

Réjouis-Toi, qui nous délivres de la mort et du tombeau, réjouis-Toi, par qui le Paradis sentrouvre de nouveau, réjouis-Toi, clé du Royaume du Christ et porte du Ciel, réjouis-Toi, espérance des biens éternels. 

Réjouis-Toi, rayonnement du Soleil Véritable, réjouis-Toi, Éclat de la Lumière sans sans couchant, réjouis-Toi, qui illumines nos cœurs, réjouis-Toi, Flambeau portant la Lumière inaccessible. 

Réjouis-Toi, Toi qui fais couler des fleuves d'Eau Vive, réjouis-Toi, Image vivante de l'eau du baptême, réjouis-Toi, Coupe puisant la joie, réjouis-Toi, Vie de joie mystérieuse. 

Réjouis-Toi, O Mère du Sauveur. Alléluia, Alléluia, Alléluia

dimanche 17 décembre 2017

Une nouvelle identité annoncé



ÉVANGILE - selon saint Jean 1, 6-8. 19-28

6 Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
7 Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
8 Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

19 Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
20 Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
21 Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit : « Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit : « Non. »
22 Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
23 Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe. »
24 Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
25 Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
26 Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »
27 Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.




St Jean Baptiste Le Titien, 1555
 musée du Prado. Madrid

Jean n'est pas un disciple qui suit le Maître. Il est devant. Précurseur. 

Il annonce la lumière qui vient. Témoin. Il trace une piste pour Jésus et ne se définit que par rapport à lui tout en gardant une humble place:

"Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales."

Certaines personnes souffrent d'être seulement connues par leur rapport à un autre: être le fils du Professeur X ou la mère de l'assassin Y... Elles ne sont pas reconnues pour elles-même. 


Jean n'est pas gêné par cela. Il insiste même sur cette relation.
Son père Zacharie l'avait annoncé:

"Tu seras appelé prophète du Très-Haut; tu marcheras devant à la Face du Seigneur et tu prépareras ses chemins. (Luc1,76)"

Jean annonce ainsi notre identité à naître: être reconnu(e) comme fille/fils de Dieu.

Vers dimanche

dimanche 3 décembre 2017

Présent à l'improviste


Bonne et Heureuse nouvelle année liturgique!
Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire.





ÉVANGILE - selon saint Marc 13, 33 - 37

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
33 « Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
34 C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
35 Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin.
36 S’il arrive à l'improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
37 Ce que je vous dis là,
je le dis à tous :
Veillez ! »

"... Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce qu'il a choisi, aimer ce qu'il a aimé, conformer sa vie à la sienne; veiller comporte passer chaque instant de notre temps dans l'horizon de son amour sans se laisser abattre par les inévitables difficultés et problèmes quotidiens. 
C'est ce que nous devons faire, et nous demandons au Seigneur de nous donner sa grâce afin que l'Avent soit un encouragement pour tous à marcher dans cette direction. 
Que nous guident et nous accompagnent de son intercession l'humble Vierge de Nazareth, Marie, élue par Dieu pour devenir la Mère du Rédempteur...."

Extrait de l'homélie de Benoit XVI du 30/11/2008, (Premier dimanche de l'Avent Année B)

dimanche 26 novembre 2017

Christ Roi

Christ en gloire lors du jugement dernier
Maitres  florentins autour de 1300. Baptistère Saint Jean. Florence

ÉVANGILE - selon saint Matthieu 25, 31-46

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
31 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
33 il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
37 Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
40 Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
44 Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
45 Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’
46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »


En cette fête du Christ Roi, nous célébrons le 
Christ Roi de l'univers 
Il est vraiment roi, mais pas à la manière de nos anciens rois de France ou des  responsables gouvernementaux d'aujourd'hui qui bien souvent cherche à imposer leur pouvoir et leur autorité au détriment du respect et de la dignité et des droit  de ceux dont ils ont la charge.

Pour le Christ, c'est totalement différent; les mages cherchaient "le roi des Juifs qui vient de naître" et ils n'ont trouvé qu'un petit enfant né dans des conditions misérable dans un abris pour animaux, dans un squat, dirions-nous aujourd'hui.

L’Évangile nous présente ce roi qui s'identifie à ceux qui sont les plus humiliés, les plus fragiles, à ceux qui sont le plus dans le besoin.
Aujourd'hui à travers celui qui est malade, celui qui est en prison, celui qui est exclu ou laissé pour compte c'est le Seigneur que nous accueillons ou que nous rejetons car il est présent dans toutes nos rencontres même celles qui nous paraissent le plus insignifiantes.
Pour le Seigneur, il n'y a pas de petits ou de grands gestes d'amour, il n'y a que l'Amour!!.............



.................Dans ce récit du jugement, c'est une nouvelle création, celle d'un monde nouveau bâti sur l'amour et la fraternité. Le seul critère de séparation qui subsiste c'est l'amour des petits: d'un côté ceux qui auront aimé leurs frères et de l'autre ceux qui ne l'auront pas fait! c'est exclusivement sur l'Amour que nous seront jugés....................

Extrait de l'homélie de ce dimanche 26 novembre par le Diacre André. (Aix en Provence.)