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mercredi 18 octobre 2017

Saint Luc

Évangéliste et martyr (Ier siècle)


Le prénom Luc signifie en grec "pur" (leukos). Pur se dit également katharos en grec, ce qui a donné naissance au prénom Catherine.

Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée.

Luc est aussi médecin. La tradition n’a jamais mis de doute sur ce point, et Paul, l’apôtre, l’a toujours présenté ainsi. Dans une lettre aux Chrétiens de Colosses, Paul a soin de terminer par ces mots familiers : « Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin » (Col 4, 14).

  a)   Du médecin, il possède la culture. Il sait écrire.

 Son évangile, sur le plan littéraire, est de beaucoup le meilleur. Luc a le souci de la composition, qu’on ne peut nier. Il sait que son évangile va être lu par les grands de son époque, par les hauts-placés de ce monde gréco-romain, auxquels il appartient lui-même. A cet habillage plein de finesse, beaucoup seront sensibles. Ce sera un tremplin très précieux pour les conduire plus loin.

  b) Du médecin, non seulement il a la culture, mais il a aussi l’esprit d’observation, ce qui lui permet de porter un diagnostic sérieux sur les événements et les personnes, un diagnostic qui va aider ses lecteurs à mieux comprendre et à avoir plus de lumière, surtout sur le Christ.

  c) Du médecin, il a, enfin, cette attention extraordinaire à toutes les misères humaines, qu’elles soient physiques ou morales. 
De son métier, il est fait pour guérir. Voilà pourquoi il met en grosses lettres, pour ainsi dire, tous les gestes et paroles du Christ, où celui-ci fait transparaître toute sa sensibilité d’homme pour la souffrance humaine. 


A Naïm, devant une veuve qui va enterrer son enfant unique, Jésus est « tout chaviré de pitié » (7, 13), nous dit Luc. 
Devant une femme complètement courbée, Jésus ne peut se retenir. Il la redresse, car il défend la vie à tout prix (13, 10-13). Partout, « Jésus est pris aux entrailles ».

L’évangile de Luc, médecin, est un hymne exceptionnel à la vie ; c’est  l’évangile qui fait émerger toutes les énergies vitales contenues dans l’homme, mais qui viennent de Dieu lui-même.

Son œuvre comporte deux parties reliées par Jérusalem : son Évangile en est comme l'ascension depuis Bethléem et Nazareth (l'évangile de l'Enfance), et le témoignage des Actes des Apôtres nous conduit de Jérusalem à Rome. 
Saint Luc nous a ainsi laissé, avec saint Paul, la plus importante contribution personnelle au Nouveau Testament : il est l'historien de l'Église naissante.

Ami et compagnon de saint Paul, avec Timothée il sera l'un des amis les plus intimes de l'Apôtre des Nations, spécialement au cours des 2e et 3e missions, à travers l'Asie mineure, la Grèce, la Méditerranée et enfin Rome.

Saint Luc, en communion étroite avec le témoignage des Apôtres et de l'Église de Jérusalem, se fera, selon l'expression de Dante, « le chantre de la mansuétude du Christ » ! Dans la personne et le visage de Jésus le Sauveur, Luc met d'abord en relief, avec une très vive sensibilité, l'amour qui est tendresse et miséricorde.

C'est dans son évangile qu'on trouve les récits les plus forts : de l'Agonie de Jésus au Jardin des oliviers, de l'accueil sans limites à tous les pécheurs, à tous les malades d'où qu'ils viennent. On y trouve les paraboles du publicain et du bon Samaritain et le témoignage du bandit qui meurt dans la paix, en croix près de Jésus. Les femmes, dans l'œuvre de saint Luc, ont une place considérable qui correspond parfaitement aux attitudes du Seigneur : l'accueil de la pécheresse, l'hospitalité de Marthe et l'écoute de Marie à Béthanie, les veuves de Naïm et du Temple…et surtout la place faite à Marie, Mère de Jésus. Luc nous en a laissé la plus belle Icône en témoignant : « Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. » (Luc 2,19)


Madone d'une copie de l'original de St Luc, 
dans l'église des dominicaines du
couvent de Rosaire
 177, via Trionfale au Monte Mario à Rome.
Qui n'a pas entendu parler des Vierges peintes par saint Luc ? 

D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : « Ma grâce sera toujours avec cette image. » Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux.

Les Actes s'achevant brutalement, sans que l'on sache ce qu'il advint de saint Paul toujours détenu à Rome, le lecteur en conclut que saint Luc mourut avant lui. Cependant, Selon Épiphane (Haer. 51), à la mort de Paul, Luc serait revenu évangéliser en Macédoine. Vivant une vie de moine, il serait mort à l'âge de 84 ans.

Selon d'autres sources, il aurait connu le martyre (crucifiement). Au IVe siècle, sa dépouille aurait été transférée de Patras à l'église des Apôtres de Constantinople, ce qui donna lieu à la dispersion et la vénération de nombreuses reliques du saint (comme celle de sa tête emportée par saint Grégoire jusqu'à Rome) ; en outre, plusieurs icônes de la Vierge étaient considérées comme ayant été peintes par saint Luc, car à sa pratique des langues, du droit et de la médecine il aurait ajouté celle de la peinture.

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.



Création contemporaine de Sylvie Constantin Réalisée en 2003

Luc est symbolisé par le taureau, animal de sacrifice, parce que son évangile commence par l'évocation d'un prêtre sacrificateur desservant le Temple de Jérusalem : Zacharie, le père de Jean-Baptiste.

Pour un approfondissement :
Livre des Actes des Apôtres
Évangile selon saint Luc 


Sources diverses:   
-Notre Dame de l'Assomption
Paroisse de BOUGIVAL

-De l’Évangile au quotidien.