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dimanche 4 septembre 2016

Une nouvelle sainte sur les autels.


Mère Teresa de Calcutta est canonisée aujourd'hui même à Rome ce 4 septembre, lors d’une eucharistie présidée par le Pape François place Saint-Pierre.
Jour de fête et de liesse pour le monde! Rien qu'en Inde, dix-neuf ans après sa mort, des milliers de chrétiens, d’hindous et de musulmans continuent de venir sur sa tombe à la Mother House, la maison-mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta. Par delà la mort, elle arrive encore à réunir les hommes! 
Pour elle, tous les hommes sont frères, sans distinction de race, de religion. Par exemple au Liban elle se retrouve religieuse catholique à soigner des enfants musulmans, aidé par un médecin juif!


Elle avait été béatifiée à Rome par Jean-Paul II, le 19 octobre 2003 à l’occasion de la Journée mondiale des Missions, Mère Teresa était la «Mère des pauvres».

Voici extrait du blog de Jacques Gauthier une courte biographie consacrée à mère Teresa
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Pour mère Teresa, aimer c'est agir. Celle que l'on appelait « la Mère » répondra à un appel de Jésus qui fera d’elle la messagère de l’amour de Dieu envers les plus pauvres d’entre les pauvres. Le Christ l’a choisie pour lui-même, mère Teresa le sait. Cet appel est la clé de voûte de sa vocation qui est d’appartenir à Jésus, dont elle veut étancher la soif d’amour. Jean-Paul II l'a béatifiée à Rome, seulement six ans après sa mort, le 19 octobre 2003, Journée mondiale des Missions. 

À la suite de Jésus, elle aura été un visage crédible de la miséricorde du Père pour notre temps. Elle se présentait ainsi, non sans humour : « De sang, je suis Albanaise, de citoyenneté, Indienne ; de religion, catholique ; par ma mission, j’appartiens à tout le monde ; mais mon cœur n’appartient qu’à Jésus ». N’être qu’à Jésus!

La spiritualité de la sainte de Calcutta pourrait se résumer en trois mots : tout pour Jésus. « Only for all Jesus », répétait-elle souvent, comme une devise inscrite en son cœur. 
En avril 1942, elle avait prononcé un vœu privé : donner à Jésus tout ce qu’il peut demander, ne rien lui refuser. Ce vœu s’inspirait de la petite voie de confiance de Thérèse de Lisieux, qu’elle avait lue plus jeune. Elle l’avait choisie pour homonyme parce qu’elle faisait des choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Pour les deux Thérèse, la sainteté n’est pas destinée à une élite, auréolée ou non, elle est le devoir de tous.


Agnès Gonxha Bojaxhiu naît le 26 août 1910 de parents albanais à Skopje, en Macédoine. Elle est baptisée le lendemain. Son père Nikolle meurt subitement lorsqu’elle a 9 ans. Sa mère Drana va s’occuper de la famille qui compte trois enfants. Son désir d’être toute à Jésus croît avec les années et l’entraîne à devenir postulante à 18 ans chez les sœurs de Notre-Dame de Lorette, appelées aussi « Dames Irlandaises », très actives en Inde. Elle part pour Dublin apprendre l’anglais et commence son noviciat en Inde. Elle prononce ses vœux définitifs dans l’ordre de Lorette le 24 mai 1937.

En 1944, elle est nommée directrice de l’école où elle enseigne. Elle accueille ces responsabilités dans la joie, même si elle ne se sent pas à la hauteur, puisque ses supérieures le lui demandent. Elle ne pouvait rien refuser quand c’était pour Jésus, semant la gaieté autour d’elle, même dans les contrariétés quotidiennes.

Une Québécoise me raconta cette anecdote. Elle était partie quelques semaines avec sa fille pour travailler au mouroir de Calcutta. À la fin de leur séjour, elle voulut prendre Mère Teresa en photo avec sa fille. « No photo, no photo » s’exclama Mère Teresa. La dame insista : « For Jesus, Mother ». Elle répliqua en souriant : « Ok ! Photo for Jesus, only for Jesus ».

Elle montrait par l’exemple que c’est l’intensité de l’amour que nous mettons dans nos gestes qui les rendent beaux aux yeux de Dieu. Cette joie du don ouvre les cœurs blessés à la tendresse et répond à la soif de Jésus qui veut être tout pour tous. 
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Pour en savoir plus: 



J'ai soif. De la petite Thérèse à Mère Teresa © Parole et silence  Jacques Gauthier


Une autre anecdote sur les photos: Vous avez sans doute entendu parler du pacte qu’elle a fait avec Jésus : « Pour chaque photo, une âme hors du purgatoire ». C’était donc vraiment une croix à porter, et comme elle avait promis de ne rien Lui refuser, de Lui donner tout qu’Il demandait, quelle que soit la difficulté, elle l’a acceptée pour que les pauvres soient plus connus.


Sainte Mère Teresa, priez pour nous!