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mardi 18 février 2014

Ce que jamais Bernadette Soubirous n'aurait pu inventer.




En ce jour de la fête de Sainte Bernadette voici un très large extrait d’un article parut dans le magazine mensuel “Stella Maris” de ce mois de février 2014.
Par Bernard-Marie,ofs.

"- Malgré sa vigilance, tout au long des siècles, l'Eglise dût faire face à toutes sortes d'illuminés, de faux visionnaires. 
Thérèse d'Avila en avertissait elle-mêmes ses  Sœurs carmélites :
" Il se trouve des personnes - et j'en ai connu - dont la tête et l'imagination sont si faibles, qu'elles croient voir tout ce qu'elles pensent. Cet état est bien dangereux!" (Château de l'âme, liv 4, ch.3)

En tenant compte de ces égarements observables à toute époque, il est logique, au moins à un moment donné, de se demander si la jeune Bernadette Soubirous n'aurait pas elle-même été victime d'une telle illusion, d'autant qu'elle vécut les phénomènes de Lourdes dans un état de santé précaire (sous-nutrition, retard de croissance, asthme).
Et bien! Force est d'admettre qu'un certain nombres de faits résistent à  la critique. Ce sont eux que nous allons évoquer à présent sans du reste prétendre les avoir tous repérés.

- Peut-être que le coup de vent qui précéda la Pentecôte au cénacle(Ac 2, 2) aurait pu donner l'idée à Bernadette d'en mentionner un du même genre peu avant la première apparition du 11 février 1858. Elle remarque, pourtant, que l'air était calme ce jour-là, puisque les peupliers au bord du Gave restaient immobiles.  Néanmoins, elle entend nettement un bruit de coup de vent, suivi bientôt d'un deuxième semblant provenir d'une niche de la grotte de Massabielle ( histoire de N-D de Lourdes, L.-M. Crois, Ed Beauchesne, 1925, t. 1, p.75) .

Entendre le vent et ne voir bouger aucune feuille, voilà qui paraît contradictoire, et Bernadette avait trop de bon sens pour inventer un tel phénomène contre nature.



- Si Bernadette avait été impressionnée par les statues mariales des églises de Lourdes et de Bartrès, la Dame de son apparition aurait dû leur ressembler, or ce n'est pas le cas. Non seulement l'apparition se tient différemment, est vêtue d'une autre façon, mais chose encore plus étrange, elle semble presque aussi petite et aussi jeune que Bernadette elle-même ( la taille de la voyante une fois adulte ne sera que de 1,40 m)


- En revenant de Massabielle vers le logement familial, toujours le 11 février 1858, Bernadette confie à sa compagne Jeanne Abadie : " Tu peux le croire: je n'ai jamais pu faire le signe de la Croix, jusqu'à ce que cette Dame l'a fait. Alors quelque chose m'a fait lever la main." ( Cros, op..cit.,t.1, p. 99) 
Ce signe de Croix impossible à faire  avant l'apparition elle-même, qui aurait pu inventer un détail pareil?

- Si Bernadette avait fantasmé sa première apparition du 11 février, sans nul doute, elle aurait prêté à sa Dame quelques paroles édifiantes. Ici bien au contraire, sa mystérieuse visiteuse reste totalement silencieuse. Et il en sera étonnamment de même lors de la deuxième apparition du 14 février.

- Quand enfin la Dame lui parle, le 18 février, elle le fait de bien étrange manière s'agissant d'une simple bergère. Elle lui parle certes dans son patois, mais en la vouvoyant, elle que tout le monde jusqu'ici tutoyait : 
" Boulet aoué era gracie de bié aci penden quinze dies? - Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ?" ( cité par R.Laurentin, sens de Lourdes, Ed. Lethielleux, 1958, p.121)


- Cette Dame, dont Bernadette ignore encore l'identité, semble prier le chapelet avec elle, puisqu'elle passe aussi les grains entre ses doigts, mais elle le fait sans prononcer une parole.* Et voici le détail incroyable que Bernadette n'aurait  pu inventer : les lèvres de la Dame ne remuent qu'au moment de la récitation du Gloria Patri et c'est aussi le seul moment où elle s'incline respectueusement, apparemment devant la voyante, mais en réalité devant l'adorable Présence de la Sainte Trinité  ( cité pa J-B. Estrade, Souvenirs intimes d'un témoin, Imp. de la Grotte, 1974, p.43)  

- Bernadette aurait peut-être pu imaginer la découverte d'une source à Massabielle, mais pas dans les conditions où cela s'est passé. Le 25 février l'apparition lui demande de façon paradoxale :
" Allez boire à la fontaine et vous y laver." 
Tout naturellement Bernadette se lève pour rejoindre le Gave. Mais alors l'apparition lui désigne du doigt un endroit dans la grotte elle-même. C'est là que Bernadette doit gratter et faire jaillir l'eau promise. La voyante ne s'y attendait donc vraiment pas.

///..........………///
L'abbé Peyramale.

- À la fin février, le curé Peyramal prévint Bernadette:
" Tu répondras à la Dame qui t'a envoyée que le curé de Lourdes n'a pas l'habitude de traiter avec les gens qu'il ne connaît pas. Avant toute chose, il exige qu'elle fasse connaître son nom et, de plus, qu'elle prouve que ce nom lui appartient." 
(Estrade, op..cit., p. 121) l'apparition répondit à cette double exigence le 25 mars, jour même de l'Annonciation. 
La Dame se désigna d'une façon tellement inhabituelle et tellement peu compréhensible pour Bernadette, qu'elle ne cessa de répéter ce nom tout au long du chemin vers la cure, de peur de l'oublier :
" Que soy era Immaculade Concepciou.- Je suis l'Immaculée Conception." 

Comment l'humble adolescente inculte aurait-elle pu inventer une pareille appellation qui exprime au plus près le mystère de la nouvelle Ève ?

- Bernadette fait état de trois secrets que lui aurait confié la Vierge Marie et elle précise à Jean-Baptiste Estrade qu'ils lui furent transmis non pas en paroles audibles comme tout le reste , mais directement en son cœur (Estrade, op.cit., p.289). Dans la mesure où de toute façon, les autres paroles n'étaient perçues que d'elle, qu'elle raison aurait-elle eu d'imaginer un mode encore plus discret de transmission ? On n'invente pas de tels détails.



- Lors de la 18ème et dernière apparition, le 16 juillet 1858, on aurait pu s'attendre à un discours d'adieu livrant d'ultimes conseils pour elle et les futurs foules de pèlerins. Au lieu de quoi, ce ne fut qu'un délicieux moment d'échange de sourires dans un silencieux cœur à cœur . 
En ce début de soirée, vers 20 heures, Bernadette se trouvait assez éloignée de la grotte et au-delà du Gave. Normalement, elle aurait dû n'apercevoir qu'à grand peine sa céleste visiteuse. Or, voici ce qu'elle confia à sa compagne Antoinette qui se trouvait alors à ses côtés :
" Il me semblait que j'étais à la grotte sans plus de distance que les autres fois. Je ne voyais que la Sainte Vierge!" ( cité dans Bernadette vous parle, R Laurentin, Ed. Lethiellieux, 1972, t.1) 

Une toute jeune fille inculte aurait-elle pu inventer une telle expérience de rapprochement visuel qui contredisait de façon flagrante les lois élémentaires de la physique et de l'observation courante?

    Si l'on veut bien prendre en compte tous ces faits les uns après les  autres, force est de reconnaître que la toute jeune Bernadette n'aurait pu les inventer. À leur humble place, eux aussi témoignent de la réalité surnaturelle des  évènements.
Le préfet Oscar Massy.

Le préfet de l'époque formula des menaces à l'encontre de la voyante et des pèlerins, mais Bernadette ne s'en inquiéta nullement, car, déclara-t-elle : " Je ne crains rien, parce que j'ai toujours dit la vérité! " ( R. Laurentin, op.cit., t.1.p. 153). "
 
 
* (En effet la Vierge ne saurait prier une prière lui étant adressée)