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 Bienvenue sur mon blog "AUX 2 TABLES", où nourritures terrestres et nourritures célestes se côtoient. Sentez-vous libre de grignoter, goûter, déguster l'une ou l'autre selon votre appétit...

dimanche 27 mars 2016

Il vit et il crut!

Les disciples Eugène Burnand 1898 Musée d'Orsay.

ÉVANGILE – selon Saint Jean 20 , 1 – 9
1 Le premier jour de la semaine,

Marie Madeleine se rend au tombeau
de grand matin ; c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
2 Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
3 Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
4 Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
5 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
6 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges posés à plat,
7 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
8 C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
9 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Ecriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.



Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, ont été proches de Jésus depuis le début de la Passion, proximité douloureuse pour Pierre dans sa trahison, fidèle chez l’autre disciple, au pied de la croix auprès de Marie. 

Ils sont encore là, ils traversent un petit jardin, en contrebas du Golgotha, ils se précipitent au tombeau.

Le disciple regarde rapidement, pour lui, « il y avait là une preuve évidente que le corps de Jésus n'avait pas été dérobé. Celui qui l'aurait dérobé n'aurait pas pris la précaution de le dépouiller de ces linges, que l'embaumement faisait adhérer au corps. On n'aurait pas pris la précaution de plier les linges avec tant de soin, et de mettre à part le suaire qui avait enveloppé la tête. Tout cela avait été fait avec un grand calme » (Jean Chrysostome : Homélie LXXXV sur l´évangile selon Saint Jean, 4). 


Il laisse Pierre entrer le premier car Pierre jouit de la primauté dans le groupe des douze. Pierre voit les linges, mais à la différence de l’autre disciple il ne croit pas tout de suite. 
Ce dernier voit les mêmes choses que Pierre, les signes de l’absence, mais il a une autre primauté, celle de l’amour, et l’amour fait entrer d’emblée dans la foi.

 Il voit dans ces signes l’assurance que Jésus est vainqueur, Jésus est vivant avec son corps, il est vivant auprès de Dieu. Le disciple voit et croit, et il n’a pas besoin pour cela de comprendre l’Écriture : modèle de la foi pure. 

D’autres, comme Pierre ou comme Thomas, auront besoin d’une rencontre personnelle avec le Ressuscité pour croire. Enfin les générations suivantes recevront l’Esprit qui ouvre l’intelligence de l’Écriture, ils n’auront plus besoin de voir d’abord, ils croiront en s’appuyant sur la parole de Dieu . C’est à cela que nous sommes conviés.


Et vous ? Croyez-vous?


Belle et Bonne Fête de Pâques!



Eugène BURNAND ( peintre romand) (1850-1921), 1898. Musée d’Orsay. Les disciples Pierre et Jean courant au sépulcre le matin de la Résurrection. Leurs attitudes sont caractéristiques de leurs réactions devant le tombeau vide. Pierre, excité, échevelé, le regard fixe, les mains fermes, l’index pointé sur ce qu’il va voir, la tunique aux couleurs de la terre ; l’autre disciple,le « disciple bien aimé », plus jeune, habillé d’une tunique d’un blanc pur, les mains jointes en prière, les yeux mi clos , prêts à voir l’invisible, l’incompréhensible.